Claude de la Roze dit Rosimond, auteur et comédien, contemporain de Molière, premier sociétaire de la Comédie-Française est mort comme son double après avoir agonisé sur scène dans le rôle d'Argan dans Le malade imaginaire. C'est la relation fictive entre ces deux grands hommes qui est ici racontée à travers la réalité du théâtre du 17ème siècle avec ses histoires d'intérêts et de chair.
L'existence de ce personnage truculent, jouisseur, provocateur bouscule, en tout état de cause, l'ordre établi.

Esther n’a pas connu Blima Bilska son arrière grand mère tandis que le frère d’Esther a vécu avec elle jusqu’à l’âge de 10 ans. Blima ne parlait pas de la Pologne. La Pologne était un sujet tabou. Suzanna Bilska vit en Argentine et désire quitter son pays. Nous sommes en 2002 et le pays est en faillite. Une opportunité s’offre à Suzanna pour quitter Buenos Aires, reprendre la nationalité française de son arrière grand père polonais, naturalisé français, qui s’est installé en Argentine en 1938. Pour Esther, la communication par web cam avec cette cousine potentielle, la replonge dans le passé. Elle avait depuis quelques temps, entamé des recherches sur sa famille, fragilisée par la guerre au Rwanda, en Tchétchènie, au Soudan… Cette rencontre la décide à aller en Pologne, dans le village de Blima, pour mettre une plaque en souvenir de sa famille, de tous les juifs ayant vécu dans la région et tenter de comprendre : qu’est ce que c’était d’être juif en Pologne à cette époque.
Son frère n’approuve pas cette démarche, et s’inquiète même, Esther étant émotionnellement fragile. Lui est bien ancré dans le présent. Il refuse de l’accompagner en Pologne. Il estime que si Blima n’a pas parlé, elle avait ses raisons, et il ne veut pas réveiller les morts.
En Argentine, Suzanna a toujours vécu avec des allemands, elle n’a jamais voulu connaître la raison du départ de la famille de ses copains. Etait-ce pour fuir le nazisme ou pour se cacher après la guerre ? Aujourd’hui si elle utilise les origines de son arrière grand père, c’est pour partir et non pour replonger dans le passé ni écrire ses mémoires.
Le trio va se confronter, chacun avec sa problématique, à différentes questions : faut-il remuer le passé ? Le silence peut-il engendrer des drames ? Parler, cela peut-il alléger la vie de certains et éviter que des atrocités recommencent ?
Noémie attend tous les week-end au buffet de la gare avec un sac vide pour surprendre la maitresse de son mari, mais part avant qu'elle n'arrive. Aujourd'hui, elle décide de rester. Camille s'assoit à la table de Noémie, elle a rendez vous avec son amant. Lorsque Noémie décrit l'arrivée de son mari, c'est l'amant de Camille que Noémie décrit, elle se tait et part à Amsterdam au lieu de Londres. Jean part en mission à Londres, il s'assoit à la table de Noémie et lui propose de le suivre à Londres. Noémie hésite, Jean revient dans trois jours. Trois jours plus tard, Camille revient d'Amsterdam, elle s'assoit à la table de Jean. Jean lui propose de l'accompagner à Londres. Camille reconnaît le sac vide de Noémie resté à la même place.
Note de l'auteur. La pièce se situe dans une gare, ponctuée d'annonces décalées. A part les personnages principaux, d'autres personnages sont assis dans le café de la gare et réagissent aux annonces décalées, ils peuvent être visibles ou simplement réagir en voix off.
Décembre 2029. Memor, Président du groupe Memor, installe les particules, Memoris, Memorandis, Memorius, Memoria, dans le disque dur du central informatique de la mémoire de l’humanité dans le but de la détruire.
Il ne reste plus de papier depuis la grande récupération qui eut lieu, il y a une dizaine d’années. La date de destruction est le 31 décembre 2029 à OOHO1. En guise de prologue, ils brouillent toutes les données historiques. Sybille journaliste, présente le journal de 20H. Son prompteur déverse des infos tronquées. Parallèlement, deux chercheurs, Zoé et Samuel sont également victimes du brouillage.
Sybille, lors d’une conversation en Webcam avec son mari, grand reporter, est visitée par une des particules, Memoria, qui a décidé de prévenir les humains du drame qui s’amorce. Elle est en désaccord avec le groupe Memor et veut sauver la mémoire de l’humanité.
Sybille prend très au sérieux les menaces de Memoria, elle en informe Zoé et Samuel.
L’urgence, pour sauver la mémoire de l’humanité, est de retrouver une copie écrite, l’encre étant le poison de ces particules. Une goutte d’encre et elles se désagrègent.
Un bras de fer s’installe entre les humains et les particules avec comme enjeu, sauver ou détruire la mémoire de l’humanité.
Les humains ont encore des ressources face à l’intelligence artificielle.
Victor vit à Paris. Il a treize ans et se trouve trop petit pour son âge. Pourtant, dans sa tête, il n’est pas en retard, il est curieux et rêve "d’exceptionnel". Aujourd’hui, il va être servi. D’abord, c’est le métro censé l’emmener à l’école qui le dépose en plein cœur de Rome, ensuite il décolle en cabine téléphonique puis rencontre la famille d’un scientifique un peu fou... Cette pièce est un voyage déjanté dans un imaginaire peu banal.

Esther, jeune fille de 15 ans, souffre d'une déficience respiratoire mais elle s'obstine à faire du trapèze. A-t-elle fuguée ou a-t-elle été abandonnée par ses parents ? L'homme commisssaire enquête, il interroge les parents, les êtres qui l'on croisée ce soir-là sur l'autoroute. Tout le monde donne sa version. L'homme commissaire ne prend aucune déposition car rien n'est dit qui puisse faire songer à une déposition. Il demande de signer des feuilles blanches qu'il accroche à un fil. Des retours au passé permettent d'appréhender la famille avant le départ d'Esther. L'enquête se termine sans résultat sur la fugue ou l'abandon. Esther sur un trapèze se prépare à faire son dernier saut dans le vide. L'homme commissaire a tendu un filet grâce aux dépositions imaginaires. Un filet pour sauver l'enfant.
Note de l'auteur. Les quatre personnages de femmes, la serveuse 1 et 2, la caissière, la femme peuvent être interprétées par la même comédienne. Des retours au passé ponctuent la pièce. Un trapèze est nécessaire sur le plateau, Esther monologue durant toute la pièce sur ce trapèze.
Résumé : Trois personnages Alex, Anna et Claire, ce sont trois désirs ou trois attentes...Anna revoit Alex qu’elle n’avait pas vu depuis sept ans, depuis le décès de sa femme, depuis son départ…Le souvenir de leur ancien amour ressuscite en elle le désir. Elle l’a aimé, il avait disparu, aujourd’hui elle le retrouve mais elle le perd. Le texte parle de désir et de temps, le désir n’a pas de notion de temps une histoire « n’existe que si elle dure »…
Notre avis : Une atmosphère de non-dit et de violence des passions contenue ne se dissipera pas tout au long du texte. L’auteur retient son écriture faite d’une musicalité toute particulière en demi-ton, en soupirs et silences. L’écriture suspendue et des émotions toujours en attente d’être vécue font de ce texte un théâtre à part songe amnésique d’une illusion d’amour …. Lauréat du concours organisé avec le club internet.
Norma s’est faite violée à 16 ans par trois hommes, elle n’a pas vu leur visage mais a retenu deux prénoms, Victor et Paulo. Quelques années plus tard, Norma se marie avec Fred. Ils tentent de vivre dans un bonheur parfait mais tout est si fragile, leur amour est construit sur la peur de Norma. Un soir, Fred rentre tard sans prévenir, il est ivre. Il a retrouvé deux copains par hasard. A l’annonce de leur prénom, Victor et Paulo, Norma manque de défaillir, ses cauchemars qui s’étaient espacés reprennent. Qui sont ces hommes ? Est-ce eux ? Qui est Fred ? son mari, son violeur ? Norma est enceinte, elle s’enferme dans l’horreur, sa vie bascule dans un drame qui n’aura qu’une issue la mort.
Un mur, construit par la Milice Citoyenne qui impose sa Loi, sépare la Ville en deux : quartier Sud, quartier Nord.
Un couple, Marc au Sud, Jeanne au Nord, vit de chaque côté, depuis la nouvelle loi en vigueur.
Marc entre en résistance et rejoint le groupe des Souterrains. Jeanne est surveillée par Suzanna de la Milice, elle-même suspectée par Victor, son responsable, qui constate un désengagement de sa part.
Pourquoi Suzanna est-elle rentrée dans la Milice ?
Sa rencontre avec Jeanne, qui progressivement, va rejoindre les « Souterrains », donne raison à Victor.